Nous sommes heureux de vous présenter notre dernier casque Davida que nous avons fait réaliser aux couleurs du drapeau de la République Espagnole.
Avec une pensée émue, puissante et toujours vivante pour celles et ceux qui ont lutté pour l’idéal républicain pendant la Guerre d’Espagne. Qu’ils soient basques, catalans, espagnols ou issus d’autres nationalités.
Et comme les Davida sont fabriqués en Angleterre, nous appellerons ce casque le « George Orwell », du nom du célèbre écrivain anglais engagé dans les Brigades Internationales et grand motard au demeurant*.
En quelque sorte, notre très modeste contribution à ce travail de mémoire universelle. Nous porterons ce casque en Espagne (nous avons intérêt à être en règle !!!).
¡ No pasaran, nosotros si ! Y pasaremos en Enfield !
Un grand merci à Laura et David de Davida qui ont su merveilleusement réaliser notre souhait avec ce magnifique casque, désormais accessible à toutes celles et ceux qui désirent arborer les couleurs de la République Espagnole. Encore une fois, nous sommes heureux qu’une grande marque de casque l’ait fait.
*George Orwell (1903/1950), de son vrai nom Eric Arthur Blair, a écrit notamment La Ferme des animaux et 1984. Son œuvre porte la marque de ses engagements, qui trouvent eux-mêmes pour une large part leur source dans l’expérience personnelle de l’auteur : contre l’impérialisme britannique, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l’ordre colonial en Birmanie ; pour la justice sociale et le socialisme, après avoir observé et partagé les conditions d’existence des classes laborieuses à Londres et à Paris ; contre les totalitarismes nazi et soviétique, après sa participation à la guerre d’Espagne.
Fin 1936, Orwell et son épouse rejoignent l’Espagne en guerre, après un bref détour par Paris, où il rend visite à Henry Miller qui tente en vain de le dissuader de s’y rendre. A son arrivée à Barcelone, il est fasciné par l’atmosphère qu’il y trouve. Les milices du POUM, notamment, dans lesquelles il est nommé instructeur (grâce à l’expérience acquise dans ce domaine lors de ses années birmanes), lui apparaissent comme étant «une sorte de microcosme de société sans classes».
Blessé à la gorge sur le front d’Aragon, il est démobilisé et contraint de quitter clandestinement l’Espagne pour ne pas être arrêté (le POUM, dénoncé par la propagande du PC, est déclaré illégal le 16 juin 1937). De retour à Londres, atterré par les calomnies répandues sur le compte du POUM, il entreprend alors de rédiger son Hommage à la Catalogne qu’il fait paraître, avec difficulté, en avril 1938.
Orwell adorait la moto. Il avait appris à rouler avec la police britannique en Birmanie où il a acquis une solide réputation de motard. Il y était connu pour rouler sur des routes que les habitants qualifiaient d’«impraticables en charrettes à bœufs ». De retour en Angleterre, il roule par tous les temps. Notamment sur les routes de l’île écossaise de Jura qu’il qualifie lui-même « d’enfer», ce qui lui vaudra une sévère pneumonie qu’il traînera sa vie durant. Il avait une prédilection particulière pour le monocylindre 500cc Rudge Whitworth. Mono 500, vous avez dit mono 500 ????
Ay, Carmela…
Une républicaine contemporaine de Castille avec le casque
Retour à la page Casques Davida


















